Page spéciale consacrée à l’émission « Face à la crise » du 5 février 2009.
Le président de la République a répondu sur un ton rassurant et rassembleur aux questions de Laurence Ferrari (TF1), David Pujadas (France 2), Guy Lagache (M6) et Alain Duhamel (RTL) devant plus de 15 millions de téléspectateurs.
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via le plan de relance."Comme beaucoup de Français, j’ai écouté le Président avec beaucoup d’attention.
Le Président a entendu et comprend les inquiétudes et les interrogations légitimes des Français. La crise que nous traversons est sans précédent. Le Président a tenu un discours de vérité.
Ce que j’en retiens c’est l’esprit de justice et de dialogue qui guide son action.
Il a tout de suite tenu à expliquer que l’argent prêté aux banques n’a pas coûté un centime aux Français. Au contraire, il va rapporter 1,4 mds € qui seront entièrement consacrés au financement de mesures sociales. On a sauvé les banques pour sauver l’épargne des Français.
Il a rappelé sa détermination et la mobilisation du Gouvernement pour les Français les plus touchés par la crise : ceux qui ont un risque pour leur emploi. Les mesures telles que la meilleure indemnisation du chômage partiel, le soutien aux jeunes et aux personnes en fin de CDD seront discutées avec les partenaires sociaux dès le 18 février prochain.
Pour les classes moyennes, celles qui même avec un travail peuvent avoir du mal à s’en sortir, il a proposé des solutions comme l’augmentation des allocations familiales et la suppression de la première tranche d’impôt sur le revenu. Ce sont des mesures concrètes pour soutenir leur quotidien.
Le Président a montré que la France a des atouts pour faire face à cette crise. La France peut, l’Europe doit vouloir.
Il a réaffirmé sa volonté de mener à bien les réformes pour lesquelles il a été élu.
Avec le plan de relance, le cap que le Président a fixé est clair : privilégier l’investissement pour donner du travail aux entreprises et soutenir l’emploi.
Il a par ailleurs demandé à ce que le profit des entreprises soit mieux partagé entre les salariés, les actionnaires et l’investissement.
Il n’y a que comme ça que la France sortira plus forte et plus juste de cette crise.
Le Président de la République a rappelé qu’en ce moment, plus que jamais, nous devons tous être mobilisés au service des Français.
Le Président de la République a été élu pour agir, le Mouvement Populaire le soutient dans son action".
Xavier BERTRAND
Secrétaire général de l'UMP
La réaction en vidéo :
Au cours du sommet social qui s'est tenu à l'Elysée le 18 février, le président de la République a annoncé aux partenaires sociaux une série de mesures sociales anti-crise et leur a fait des propositions. Elles concernent l'emploi, la protection des Français les plus touchés par la crise ainsi que la justice sociale. "Des mesures simples, concrètes et rapides", comme l'a souligné Xavier Bertrand.
Objectif n°1 : l’emploi
Décisions immédiates :
- attribuer une prime de 500 euros à tous les chômeurs qui deviennent demandeurs d'emploi à partir du 1er avril 2009 et qui ont travaillé entre deux et quatre mois sur les28
derniers mois ;
- mettre en place un fonds d'investissement social, pour coordonner les efforts en matière d'emploi et de formation professionnelle. Ce fonds pourrait atteindre entre 2,5
et 3 Mds€. L'Etat pourrait en prendre à sa charge la moitié.
- porter l’indemnisation des salariés au chômage partiel jusqu'à 75% du salaire brut par voie de conventions ad hoc entre l'Etat et les branches ou des entreprises données ;
Incitations et propositions faites aux partenaires sociaux :
- faire des efforts ciblés de formation pour les jeunes qui sont sans qualification et multiplier les formations en alternance ;
- Renforcer le suivi des jeunes
La protection
des plus modestes au sein de la classe moyenne
Le chef de l’Etat a souligné la situation des classes moyennes « souvent touchées par la crise et également trop
souvent au-dessus des seuils qui leur permettraient de bénéficier des prestations sociales destinées aux plus démunis. ».
Décisions immédiates :
- attribuer des bons d'achat de services à la personne (aide à domicile, garde d'enfant, soutien scolaire, ménage) de 200 euros pour les ménages bénéficiant de l'allocation personnalisée
d'autonomie à domicile (660 000 ménages), ou du complément mode de garde (470 000 familles) ou les 140 000familles ayant un enfant handicapé ou enfin les demandeurs d'emploi qui retrouvent du
travail et ont besoin de faire garder leur enfant. Ces bons seront entièrement financés par l'Etat. Ils seront versés avant la fin du 1er semestre.
- verser une prime de 150 euros aux familles qui ont des enfants scolarisés et qui bénéficient aujourd'hui de l'allocation de rentrée scolaire. Cette prime exceptionnelle sera versée en juin prochain.
- supprimer les deux derniers tiers provisionnels de l'impôt sur le revenu 2009 pour les plus de 4 millions de foyers fiscaux
de la première tranche d'imposition.
Un crédit d'impôt destiné aux ménages dépassant légèrement la limite de la première tranche permettra d'étendre la mesure à 2 millions de foyers supplémentaires.
Davantage de justice
sociale
Le chef de l’Etat a rappelé l’importance qu’il accordait aux questions du partage de la valeur ajoutée et du profit, entre
les salariés, les actionnaires et l'entreprise elle-même au travers de l'investissement.
Décisions immédiates :
- demander aux dirigeants des entreprises qui recourent massivement à du chômage partiel ou décident un licenciement économique d'ampleur de renoncer à leur bonus (comme cela avait été
demandé aux dirigeants des banques qui bénéficient d'aides publiques pour faire face à la crise).
- contrôle des aides publiques : rendre obligatoires l'information et la consultation du comité d'entreprise des sociétés de 50 salariés et plus lorsqu'une aide publique directe leur est versée. Le ministre du Travail Brice Hortefeux est chargé de préparer un décret "dans les meilleurs délais".
Incitations et propositions faites aux partenaires sociaux :
- créer une « mission d'analyse et de concertation », associant les partenaires sociaux sur le partage de la valeur ajoutée dans notre pays et son évolution, tant pour le secteur privé que pour
les entreprises publiques ;
- engager entre patronat et syndicats des discussions sur les thèmes du partage de la valeur et du profit, sur la base de l'analyse que Jean-Philippe COTIS en charge de la « mission d'analyse
et de concertation » remettra d’ici deux mois ;
Placer l'année 2009 sous le signe du dialogue
social
Décisions immédiates :
- créer avec les partenaires sociaux un comité d'évaluation et de suivi de la crise et des politiques économiques et sociales ;
Incitations et propositions faites aux partenaires sociaux :
-
inscrire à l'agenda social 2009 les thèmes qui font l’objet de négociations en cours ou qui doivent se tenir d’ici mi-2009 : les retraites complémentaires AGIRC/ARRCO ; le dialogue social dans
les très petites entreprises ; la médecine du travail ;
- inscrire de nouveaux thèmes : la gouvernance d'entreprise, la modernisation des institutions représentatives du personnel, l'égalité de rémunérations entre hommes et femmes ou encore la
modernisation des élections prud'homales.
La réaction de Xavier Bertrand :
L'UMP se félicite que la réunion avec les partenaires sociaux permettent des avancées substantielles en faveur des Français les plus touchés par la crise et que, par ailleurs, se dessinent de vraies réformes de structures pour permettre dans les prochains mois que le partage des profits dans notre pays soit plus juste.
Répondre par un plan global totalement tourné vers l'investissement pour sauver les emplois, source principale du pouvoir d'achat, et travailler ensuite avec les partenaires sociaux à répondre aux situations les plus difficiles des Français modestes et des Français moyens particulièrement impactés par la crise.
Cette stratégie est celle de l'efficacité et de la justice alors que tant de voix s'élèvent pour ressortir les solutions du passé qui ont déjà échouées avec un seul objectif : récupérer la souffrance des Français.
Notre pays a besoin comme en cas de catastrophe naturelle, de sang froid et d'attention à ceux qui souffrent, aux victimes, pas de grands moulinets démagogiques aux arrière-pensées trop visibles.
Frédéric LEFEBVRE
Porte-parole
Communiqué de l'UMP, le 18 février 2009